Rééducateurs et thérapeutes

 

Les parents ne saisissent pas toujours bien qui fait quoi, en quoi consiste chacune des prises en charges rééducatives ou thérapeutiques qui leur sont conseillées, et à quelles pathologies elles s'adressent.

 

Voici une liste des praticiens qui peuvent intervenir pour aider ou rééduquer un enfant qui rencontre des difficultés ou qui est atteint de troubles des apprentissages ou de handicaps :

 

L'orthophoniste

 

Etymologiquement, l'orthophoniste "remet droit les sons, le langage". L'orthophoniste porte ce nom en France ou au Canada, mais est appelé "logopède" en Belgique et "logopédiste" en Suisse. Il intervient sur ordonnance d'un médecin et ses soins sont remboursés.

 

Il rééduque toutes les formes de langage oral ou écrit : 

 

* Les troubles de la voix : voix cassée des enseignants ou des chanteurs, nodules sur les cordes vocales, troubles fonctionnels du larynx, séquelles d'hémiplégie sur les cordes vocales...

* Les troubles de la respiration, de la déglutition (par exemple, lorsqu'un orthodontiste envoie un enfant qui positionne mal sa langue et qui pousse sur ses dents) ou encore de la motricité bucco-faciale en cas de handicap moteur.

* Les troubles de la parole : élocution, bégaiement, "cheveux sur la langue", défaut de prononciation ou d'articulation.

* Les retards de langage chez les enfants sans pathologie ou qui présentent un trouble sensoriel ou neurologique : surdité, autisme... En cas de surdité, il permet à l'enfant d'entrer dans le langage oral et peut lui apprendre à lire sur les lèvres.

* Les troubles du langage oral : perception et discrimination des sons, mémoires auditives, dysphasie, perte du langage suite à un accident cérébral...

* Les troubles du langage écrit : dyslexie, dysorthographie, dysgraphie, dyscalculie.

 

Certains orthophonistes proposent une rééducation logico-mathématique.

 

L'orthoptiste

 

L'orthoptie rééduque l'œil : la vision et éventuellement les compétences neurovisuelles, si l'orthoptiste prend en charge la neurovision. Comme pour l'orthophoniste, les soins orthoptiques doivent être prescris par le médecin et sont remboursés.

 

L'orthoptie est indiquée pour :

 

* L'examen de la vision chez le jeune enfant : le test "bébé-vision".

* L'examen et la rééducation des troubles visuels et fonctionnels : vision basse ou amblyopie (un œil plus faible que l'autre), troubles de la convergence et de l'accommodation, musculature oculaire, paralysies oculo-motrices, strabisme... L'orthoptiste peut faire un bilan ophtalmologique, mais ne peut pas prescrire de lunettes, il oriente vers un ophtalmologiste en cas de trouble repéré ou de doutes. Il permet toutefois d'avoir un premier avis sur l'acuité visuelle, avant d'obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste.

* Les troubles neurovisuels : organisation et déplacement du regard, discrimination et attention visuelle, perception visuelle, lecture et copie lente et difficile. Elle est indiquée en cas de dysgraphie, dyspraxie visuo-spatiale, dyslexie...

 

Le psychomotricien

 

Le psychomotricien intervient sur prescription médicale mais ses soins ne sont pas remboursés.

 

Il prend en charge les troubles psychomoteurs, grâce à des activités d'expression artistique ou corporelle, des jeux symboliques, de la relaxation, des exercices d'équilibre, de coordination ou de motricité, des activités rythmiques...

 

Le psychomotricien appréhende la personne dans son ensemble, sans séparer le psychologique du corporel. Il tient compte des difficultés psychologiques vécues et exprimées de façon corporelle. Le psychomotricien s'occupe des troubles du mouvement et du geste dans leur dimension neuro-motrice, affective, tonico-émotionnelle et cognitive. Un enfant qui nécessite des soins psychothérapeutiques, mais qui se livre peu, car trop timide ou inhibé, peut être suivi par un psychomotricien qui l'aidera à exprimer ses ressentis et ses souffrances, par le biais des perceptions corporelles et de la motricité.

 

Son action est indiquée en cas de :

 

* Retard psychomoteur et maladresse : motricité globale et motricité fine (des mains et des doigts).

* Trouble du repérage et de structuration spatio-temporels.

* Trouble de la latéralité et/ou du schéma corporel.

* Trouble du tonus musculaire.

* Inhibition psychomotrice ou mouvements anormaux : tics.

* Trouble déficitaire de l'attention et surtout hyperactivité.

* Trouble de l'acquisition de la coordination ou dyspraxie.

* Dysgraphie.

 

L'ergothérapeute

 

L'ergothérapeute intervient sur prescription médicale mais ses soins ne sont pas remboursés. Il permet de s'adapter ou se réadapter à son environnement, en cas de troubles, d'accident ou de handicap. L'ergothérapeute aide à adapter l'environnement à la personne (aménagement matériel à l'école ou au domicile) ou la personne à son environnement (rééducation des gestes).

 

Cette discipline tire son nom d'ergon, en grec, qui signifie "activité" : c'est par le biais d'activités de la vie quotidienne (soins personnels, travail et loisirs) et d'autres exercices que l'ergothérapeute aide à améliorer les capacités d'agir et les compétences : écriture, utilisation de l'outil informatique, organisation dans la vie de tous les jours et autonomie des personnes en situation de handicap : se déplacer, manger, s'habiller...

 

Pour les enfants qui présentent des troubles d'apprentissage ou des handicaps, il intervient pour améliorer la planification des actions (savoir quoi faire et dans quel ordre), la programmation des gestes, notamment dans l'écriture cursive, la coordination œil-main (en lien avec l'orthoptiste), la prise en main de l'ordinateur (vitesse de frappe, gestion des dossiers et fichiers, utilisation de logiciels spécifiques).

 

L'ergothérapie est indiquée en cas de dysgraphie, de dyspraxie (après éventuellement une suivi en psychomotricité et orthoptie neurovisuelle), de troubles visuo-spatiaux, de troubles des fonctions exécutives.

 

Pour permettre à un enfant de disposer d'un ordinateur pour sa scolarité, il est nécessaire d'obtenir l'autorisation de la MDPH. Pour cela, un bilan de l'ergothérapeute est souvent requis pour justifier le besoin d'ordinateur.

 

Pour plus d'informations, voici le site des ergothérapeutes de la région d'Annecy : http://cabergo74.fr/

 

Le graphothérapeute

 

Comme son nom l'indique, le graphothérapeute rééduque l'écriture. Il n'est pas reconnu comme personnel médical et ses soins sont accessibles sans ordonnance et non remboursés.

 

Il intervient en cas de difficultés pour écrire ou de dysgraphie : écriture lente, coûteuse, peu lisible.

 

Il est souvent sollicité pour les enfants précoces qui ne souffrent pas de trouble moteur, mais qui ont pris l'écriture en grippe, car celle-ci leur a résisté : ils n'ont pas réussi à tracer correctement les lettres dès leurs premiers essais alors qu'ils étaient habitués à tout réussir facilement. Ces enfants impatients et peu sûrs d'eux se sont découragés très vite et ont développé une écriture contrariée, crispée, nerveuse, coûteuse et lente.

 

Le graphothérapeute agit sur :

 

* La posture.

* La tenue du stylo.

* La formation des lettres.

* L'aisance du geste.

* La vitesse d'écriture.

* La tonicité.

* La coordination et la latéralité.

 

En cas de soupçon ou de diagnostic de trouble moteur ou de dyspraxie, surtout visuo-spatiale, il est préférable de faire appel à un ergothérapeute qui pourra prendre en charge d'autres aspects de ces troubles et proposer la prise en main de l'outil informatique.

 

Le spécialiste en gestion mentale

 

Les praticiens en gestion mentale sont assez rares. Ils apportent une aide de type pédagogique qui consiste à repérer et comprendre son fonctionnement cognitif afin de l'utiliser au mieux : prendre conscience de son type de traitement de l'information (plutôt analytique ou synthétique) et de mémorisation (mémoire plutôt auditive, visuelle, kinesthésique...) et développer des techniques pour mieux se concentrer, mieux mémoriser.

 

La gestion mentale, dans la tradition des théories d'Antoine de la Garanderie, repose sur l'évocation : pour rester concentré, mieux comprendre l'information et la mémoriser, il faut se la représenter mentalement, mettre des images sur ce que l'on entend, se faire un film à partir des explications que l'on nous donne, voir dans sa tête. La gestion mentale conseille aussi de cumuler les entrées : si l'information est visuelle, chercher à mettre des mots dessus, pour la décrire. Si l'information est auditive, se la représenter mentalement, mettre des images dessus.

 

Certains rééducateurs, orthophonistes, maîtres du RASED utilisent partiellement ou complètement les méthodes de la gestion mentale, ou d'autres méthodes comme les "cartes mentales", la prise de conscience des processus cognitifs (Méthode Réflecto du canadien Pierre Paul Gagné).

 

En l'absence de professionnels disponibles pour prendre en charge leur enfant, les parents peuvent se procurer des livres et s'inspirer de ces méthodes pour apprendre à leur enfant à apprendre.

 

La méthode Réflecto apprend aux enfants à prendre conscience de leurs processus cognitifs et à mieux les utiliser. Chaque processus est représenté par un personnage au travail : le bibliothécaire pour retrouver une information stockée en mémoire, le contrôleur pour vérifier et chercher ses erreurs....

http://www.pirouette-editions.fr/boutique/produit_details.php?produit=1117

Le guide des parents qui résume la méthode : http://college-sjbv.nuxit.net/uploads/Mutualisation/guideparent.pdf

 

La gestion mentale s'adresse aux enfants en difficulté scolaire ou qui souffrent de trouble des apprentissages, à ceux qui manquent d'assurance, d'attention, de mémoire. Elle permet de donner des outils et de rassurer l'enfant sur ses capacités. Il acquiert des connaissances et des techniques qui lui permettent de reprendre le contrôle de ses processus cognitifs et de ses apprentissages.

 

Le neurothérapeute

 

La neurothérapie est une discipline encore méconnue en France, mais déjà utilisée en Allemagne, Pologne, USA et Canada. Cependant, quelques-unes de ses techniques sont mieux connues, comme l'EMDR et la méthode Padovan.

 

Le but de la neurothérapie est de restaurer des fonctions endommagées par des lésions cérébrales, une naissance traumatique, un dysfonctionnement neurologique...

 

Elle s'adresse aux enfants handicapés moteurs et/ou mentaux et à ceux qui souffrent de retards divers, de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, de dyslexie...

 

Le cerveau est capable de se modifier grâce à une plasticité qui est certes plus efficiente dans les premières années, mais qui reste possible tout au long de la vie. On sait aujourd'hui qu'avec des techniques rééducatives adéquates, les troubles neurologiques peuvent se corriger.

 

La neurothérapie repose sur l’intégration des réflexes infantiles et posturaux. Les travaux de Masgutova en Pologne, Vojta en Allemagne et Bobath en Angleterre, ont montré que de nombreux troubles d'apprentissage ou de développement sont liés à des anomalies du développement sensori-moteur. Il convient donc de reprendre ce développement sensori-moteur au début, afin d'en faire revivre (ou vivre) à l'enfant les étapes tronquées ou manquantes.

Pour plus de renseignements, voir le site de la neurothérapeute d'Annecy (formée au Canada) : http://neurotherapie.com/index.php

 

Les différents psys

 

Le psychologue : c'est le spécialiste du fonctionnement psychologique. Il a suivi pour cela un minimum de cinq années d'études en psychologie et de nombreuses heures de stage. Ses soins ne sont pas remboursés s'ils sont dispensés en libéral. Ils sont gratuits en milieu hospitalier ou en institution : CMP, CMPP... Le titre de psychologue est protégé : seuls peuvent se déclarer psychologues ceux qui peuvent justifier d'un diplôme requis. Les psychologues sont inscrits à l'ARS (agence régionale de santé) et ont un numéro d'identification national appelé "numéro ADELI".

 

Le travail du psychologue diffère selon ses bases théoriques et son orientation (plutôt analytique, comportementale, ou autre) et les tâches qu'il a choisies : expertise auprès d'un juge, psychologie du travail pour le recrutement, bilans psychologiques, thérapies, formations...

 

Dans le domaine des thérapies, deux grands courants se complètent :

 

* Les thérapies d'orientation analytique pour les souffrances psychologiques diverses.

* Les thérapies TCC (comportementales et cognitives) qui sont des thérapies courtes (12 à 25 séances généralement) destinées à la prise en charge de symptômes envahissants, éventuellement avant d'entreprendre un travail plus en profondeur, avec un thérapeute d'orientation analytique ou autre. Les TCC s'adressent aux personnes qui souffrent d'angoisse, attaques de panique, TOC et phobies. Elles sont également efficaces en cas de dépression.

 

Les neuropsychologues proposent le plus souvent des rééducations, plutôt que des thérapies. Elles sont destinées à développer ou restaurer les fonctions cognitives (raisonnement, mémoire, attention...), instrumentales (langage, gestes...) et d'adaptation : par exemple les habiletés sociales, en cas d'autisme.

 

 

Le psychiatre et le pédopsychiatre : ce sont des médecins spécialisés dans les troubles psychiques. Leurs soins sont remboursés. Leur rôle est essentiellement de poser des diagnostics et de prescrire des médicaments : somnifères, calmants, anxiolytiques, antidépresseurs, psychostimulants (Ritaline en cas de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité), régulateurs de l'humeur en cas de délires ou crises d'angoisse (Risperdal).

 

Le pédopsychiatre, le psychiatre pour enfants, gère le plus souvent un service hospitalier ou un CMP. Il reçoit l'enfant en première intention afin d'établir un diagnostic et de proposer les soins appropriés : psychothérapie, psychomotricité, prise en charge individuelle, en groupe...

 

Certains psychiatres proposent des suivis thérapeutiques, comme c'était le cas de Charly Cungi (Rumilly, Haute Savoie) qui était spécialisé dans les TCC. Il est malheureusement en retraite, mais nous laisse quelques livres, tels que "Savoir gérer son stress".

 

D'autres dirigent des centres référents des troubles d'apprentissage, comme c'est le cas d'Olivier Revol, à Lyon.

 http://www.chu-lyon.fr/web/Service_Psychiatrie%20infantile%20-%20Pr%20Revol_2346_4080.html

https://www.facebook.com/olivier.revol.9?directed_target_id=0

Si vous avez l'occasion d'aller l'écouter en conférence, n'hésitez pas. Il est passionnant, drôle, touchant. C'est un régal de l'entendre. C'est un expert de la précocité intellectuelle et des troubles d'apprentissage, ex-enfant dyspraxique, TDAH et surdoué lui-même. Très sollicité, il est malheureusement quasi inaccessible en consultation, mais il est possible de le joindre par téléphone pour un avis.

 

 

Le psychothérapeute : il propose des suivis thérapeutiques, comme le psychologue, mais ne peut pas se déclarer psychologue car il n'a pas le diplôme requis pour cela. Le titre de psychothérapeute est protégé et nécessite également une inscription sur la liste ADELI. Il faut pouvoir justifier de plus de 500 heures de stage et d'un temps de formation suffisant et reconnu, pour prétendre au titre de psychothérapeute. Un psychologue ne peut se déclarer psychothérapeute que si, en plus de son Master 2 de psychologie, il a cumulé plus de 500 heures de stage.

 

Le psychothérapeute ne peut faire que des psychothérapies, il ne peut pas faire de bilans psychologiques comme le psychologue.

 

 

Le psychanalyste : il est souvent médecin, psychologue ou psychothérapeute. Il s'est formé à la psychanalyse et a suivi une analyse lui-même. Le titre n'est pas reconnu, mais il est possible de vérifier auprès des associations de psychanalyse si le praticien est inscrit et reconnu : ces associations n'intègrent que les psychanalystes formés et sérieux.

 

 

Les thérapeutes non reconnus : certains personnes souhaitent apporter de l'aide psychologique, mais n'ont pas les diplômes requis. Elles choisissent alors un des nouveaux termes à la mode : conseillers en psychologie, coachs, psychopraticiens...

 

Attention : s'il y a des praticiens sérieux et efficaces, il y a aussi des personnes complètement incompétentes voire dangereuses.

 

Le sophrologue

 

La sophrologie recherche la "prise de conscience du bien-être" : du grec ancien sos, bien portant/phrên, conscience/logia, étude. Elle a été inventée par un neuropsychiatre colombien en 1960 : Alfonso Caycedo qui l'a renommée "sophrologie caycédienne", pour la distinguer d'autres formes apparues ensuite.

 

C'est une méthode de développement personnel et de gestion du stress à médiation corporelle, qui peut être très efficace pour apprendre à se relaxer, gérer ses émotions et ses angoisses.

 

C'est une méthode recommandée pour les enfants précoces et les adultes à haut potentiel qui sont submergés par leurs émotions et leurs angoisses, qui n'arrivent pas à "lâcher prise", à relativiser, à se détendre ou qui souffrent d'anxiété généralisée.

 

Attention, le titre n'est pas protégé. Les formations ne sont pas encadrées et seules certaines sont reconnues. Il y a de très bons praticiens mais il existe aussi des charlatans qui utilisent des techniques douteuses et potentiellement dangereuses.

 

Le sophrologue utilise des techniques de relaxation, apprend à contrôler la respiration, à prendre conscience de ses ressentis corporels (pour détourner l'attention de la personne envahie par l'angoisse). Il peut aussi utiliser la méditation de pleine conscience, le yoga, l'hypnose, voire des méthodes ésotériques ! Ces dernières techniques ne sont pas mauvaises en soi, mais peuvent être utilisées à mauvais escient, pour prendre le contrôle de la personne. Les dérives sont possibles ; il faut être vigilant sur le choix du sophrologue.

 

L'art-thérapeute

 

L'art-thérapie est une médiation artistique à visée thérapeutique qui s'appuie sur le potentiel d'expression artistique et la créativité d'une personne à des fins thérapeutiques ou de développement personnel. C'est une discipline sérieuse qui requiert une formation débouchant sur un diplôme, mais des personnes sans formation peuvent s'auto-déclarer art-thérapeute. Il convient de vérifier les références d'un praticien avant de lui confier son mal-être ou celui de son enfant.

 

La prise en charge peut se faire en individuel, en binôme mère-enfant ou en groupe de besoins (même âge, même problématique ou même profil : précoce par exemple).

 

Pour en savoir davantage, voici le site d'une art-thérapeute de la région d'Annecy : http://www.martine-francois.com/

 

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