Le bilan psychologique

 

Il consiste en la passation de diverses épreuves visant à évaluer le fonctionnement affectif, intellectuel et cognitif de la personne.

 

Il s'appuie entre autre sur les tests de QI qui évaluent :

* la compréhension verbale (l'intelligence verbale).

* le raisonnement perceptif (l'intelligence en lien avec le traitement visuo-spatial).

* la mémoire de travail (qui permet de réfléchir sans oublier ce sur quoi on réfléchit).

* la vitesse de traitement (la rapidité à coordonner le traitement de l'information visuelle et le graphisme).

 

Le bilan psychologique permet de soupçonner des troubles cognitifs ou psycho-affectifs lorsque les scores sont hétérogènes, pour orienter ensuite vers un bilan neuropsychologique, orthophonique, orthoptique neurovisuel ou psychomoteur, vers un bilan auprès d'un ergothérapeute ou d'un neuropédiatre, vers une psychothérapie...

 

Il permet aux personnes à haut potentiel de mieux se comprendre lorsque la précocité intellectuelle est enfin révélée, afin de changer leur regard sur ce qu'elles sont, ce qu'elles valent et ce qu'elles sont capables de faire.

 

Le bilan neuropsychologique

 

Il commence comme un bilan psychologique, par la passation d'un test psychométrique (test de QI) différent selon l'âge.

 

Il se poursuit par une batterie d'épreuves qui évaluent :

* l'attention.

* les fonctions exécutives.

* la mémoire ou, plutôt, les différentes formes de mémoire et la gestion de celles-ci.

* le traitement visuo-spatial.

* les compétences sensori-motrices.

 

Il permet de s'acheminer, avec les bilans d'autres professionnels, vers des diagnostics de troubles d'apprentissage ou de troubles cognitifs : déficit d'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), trouble des fonctions exécutives, dyspraxie, dysphasie...

Les tests d'intelligence

 

En 1905, le psychologue français Alfred Binet a mis au point le test « Binet-Simon » pour repérer les enfants retardés et les orienter dans des classes spécialisées. Pour cela, il a inventé la notion dâge mental. Si un enfant réussissait le test comme la plupart des enfants de 6 ans, il avait un âge mental de 6 ans. Le terme QI, quotient intellectuel, a été inventé en 1912 par le psychologue allemand William Stern. Grâce à la mesure de l’âge mental, il était possible de calculer un QI. L’âge mental était divisé par l’âge réel puis le résultat était multiplié par 100.

 

De nos jours, les tests ne sont plus construits pour calculer un QI d’après l’âge mental. Le terme QI a été conservé par commodité, mais il ne s’agit plus d’un vrai QI. Ce n’est plus qu’un score qui permet de comparer le niveau d’un enfant par rapport aux autres. On compare les performances de l’enfant à ce que la plupart des enfants de son âge sont capables de réussir.

 

Il existe plusieurs types de tests pour calculer le QI d’un enfant et évaluer ses capacités intellectuelles. Cependant, la plupart des enfants passent une version du WISC, c'est-à-dire en anglais Wechsler intelligence scale for children, soit « échelle d’intelligence pour enfants de Wechsler », du nom du concepteur des premières versions du test. Le WISC actuel (version IV) cherche à évaluer différentes compétences :

 

* La compréhension verbale, l’intelligence qui s’appuie sur le langage. Ce sont des épreuves où l’enfant répond par des mots ou des phrases afin de montrer ses connaissances, son vocabulaire, sa mémoire et ses capacités de raisonner à partir du langage.

 

* Le raisonnement perceptif. Il s’agit d’évaluer comment l’enfant raisonne à partir d’images, à partir de ce qu’il voit, de ce qu’il perçoit. Il manipule des cubes, trouve les images qui vont ensemble.

 

* La mémoire de travail. C’est une forme de mémoire particulière qui permet de réfléchir sans oublier ce sur quoi on réfléchit. L’enfant doit répéter des chiffres et des lettres dans un certain ordre. La mémoire de travail est essentielle, par exemple pour parler, lire, calculer, comprendre ce qu’on entend ou ce qu’on lit.

 

* La vitesse de traitement. Il s’agit de la capacité à réfléchir vite et à travailler vite. L’enfant recopie des signes sous des chiffres, cherche les dessins qui ressemblent aux modèles, le tout en temps limité.

 

L’ensemble des notes de ce test permet en principe de calculer un QI total, à condition qu’il n’y ait pas d’écarts trop importants entre les notes des différentes épreuves. Calculer un QI dans ces conditions ne veut plus rien dire et ne peut rendre compte du fonctionnement intellectuel global de l’enfant.

 

Les résultats sont classés selon une courbe de Gauss. Un écart type correspond à 15 points. L’intelligence est considérée comme normale entre – 1 et + 1 écart type, c'est-à-dire entre 85 et 115. La déficience intellectuelle se situe en-dessous de – 2 écart types, soit en dessous de 70. A l’inverse, la précocité intellectuelle intervient pour des QI au-dessus de + 2 écart type, soit 130.

 

Pour chaque épreuve, un écart type correspond à 3 points de la note standard. La plupart des tests sont cotés de la même façon. Les comptes rendus des rééducateurs se basent aussi sur cette notation. Par exemple, sur le compte rendu d’un bilan orthophonique, les résultats de chaque épreuve sont exprimés en -1,23 écart type (difficulté réelle), + 0,41 écart type (norme), - 2,78 écart type (pathologie). En effet, le niveau pathologique se situe en dessous de – 2 écart type.

 

Pour les enfants de moins de 6 ans, la WPPSI III est l'équivalent du WISC IV, à l'exception des épreuves de mémoire de travail qui sont absentes. Cette échelle prévoit une partie très succincte (fiable ?) pour les enfants de 2 ans et demi à moins de 4 ans, puis une batterie d'épreuves pour les enfants de 4 ans à moins de 7 ans et 3 mois. Un test avec un enfant trop jeune n'est pas toujours représentatif de ses capacités réelles. Un jeune enfant n'est pas toujours assez mature pour comprendre l'enjeu d'un bilan et s'impliquer dans la passation d'un test.

 

Pour les adultes de 16 à moins de 79 ans, la WAIS IV est l'équivalent du WISC IV et lui ressemble beaucoup, à quelques épreuves près.

 

Un test à partir de quel âge ?

 

Même si les éditeurs proposent des batteries d'épreuves à partir de 2 ans et demi, il me semble prématuré de tester un enfant aussi jeune. J'ai fait le test avec un enfant d'un peu moins de trois ans. Le QI était tout juste dans la norme. Revu bien plus tard, vers 8 ans, son QI était dans la zone de très haut potentiel, ce qui apparaissait déjà à l'observation à moins de trois ans (début d'entrée dans la lecture) mais absolument pas dans les résultats de la WPPSI.

 

La partie pour les enfants de 4 ans à moins de 7 ans et trois mois, est plus fiable. Tester un enfant de plus de 4 ans est plus cohérent mais les résultats d'un enfant si jeune ne sont pas toujours représentatifs de son niveau réel. Un enfant de 4 ans, 4 ans et demi et même 5 ans, a-t-il pleinement conscience de ce que représente une telle évaluation ? Est-il assez mature pour s'impliquer et faire de son mieux, sans baisser les bras s'il ne trouve pas la réponse rapidement ?

 

Pour ma part, je pense qu'il vaut toujours mieux attendre que l'enfant ait plus de 6 ans, pour le tester avec plus de chances de réussite et avec le WISC IV qui est notamment plus complet.

 

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